bio

Pernelle Duvillet. Vit et travaille à Dourdan (91).

Née en 1977. France.

Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux—arts de Paris en 2002. Ateliers Abraham Hadad en peinture ; Marc Pataut et Patrick Faigenbaum en photographie.

Titulaire d’une licence de Lettres modernes.

En 2001, obtient la bourse Colin—Lefranc pour Hunter College, NYU, New York. Bachelor of Fine Arts/Master of Fine Arts program.

Pernelle rentrera de New York avec un appareil photographique Rolleiflex des années quarante.

Depuis toujours, séjourne régulièrement en Italie — mère italienne —. À Rome, Venise et San Remo sur la côte.

2003 : Documentaliste chez Sotheby’s, Paris.

2004—2005 : Guide conférencière à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris

En 2004, admissible au concours de la Villa Médicis. Projet romain constitué de graffiti, au sens archéologique du terme, sur les traces de Cy Twombly.

2005—2006 : Chargée d’enseignement à la Maison Populaire de Montreuil (93). Cours de dessin d’après modèle vivant.

2008 : Ouvre à Paris XVIIIème une galerie d’art, 1911, en partenariat avec Christian Pousset and Partners.

Dans le cadre de la galerie 1911, pendant quatre ans, organise de nombreuses expositions. Avec le travail d’Hervé Ingrand ; de Marie Prunier — exposition soutenue par le CNAP en 2010 — ; Lise Terdjman, Florence Dufier, Carlos Castillo, Ramzi Ghotbaldin, Frédéric Badré.

En 2011, ferme temporairement et décide de vivre quelques temps à Berlin. Partage un atelier à Neukölln, et rencontre un groupe d’artistes avec lesquels elle continue à collaborer. Antje Tschirner, Malte Nies, Fabian Fobbe.

Depuis son retour de Berlin, a déposé ses cartons dans l’Essonne. La lumière, le climat et l’habitat lui rappellent son enfance, provinciale et itinérante — plus d’une vingtaine de déménagements.

Son travail joue avec l’inconscient. Il est autobiographique : série des fenêtres, initiée en 99—2000, qu’elle poursuit — dans différents médiums, photographie et peinture. En souvenir de quelqu’un sur le point de se jeter par la fenêtre.

Pendant plusieurs années, elle s’est attachée à dépeindre des paysages urbains, principalement Paris et Berlin. Aborde alors de plus grands formats, deux mètres, trois mètres, concus comme des décors de théâtre. Peu à peu elle représente des cafés parisiens, des gens qui discutent. Le trait se fait plus acerbe.

Les paysages d’Île—de—France sont pour elle l’occasion de rechercher une harmonie colorée. Paysages banals, départementales, gares, collines, lointains. Tentative de restituer une luminosité qu’elle connaît bien, et de traduire en peinture la perspective atmosphérique.

Halte provisoire, avant d’entreprendre peut—être des voyages plus lointains. Ou plutôt des retours.